Cartographier Un monde durable : La Fondation Aga Khan Canada et Canadian Geographic lancent une nouvelle plateforme d’apprentissage interactive

Les participants découvrent « Un monde durable » grâce au kiosque de découverte de la Fondation lors de l’événement de lancement du 24 septembre. Crédit : Justin Van Leeuwen

Deux douzaines d’ensembles de données. Dix-sept objectifs de développement durable. Quatre thèmes clés et près de 200 pays à travers le monde. « Un monde durable » rassemble tous ces éléments dans une nouvelle plateforme d’apprentissage.  

Grâce à des cartes interactives, des données concrètes et des ressources d’apprentissage multimédias, la nouvelle plateforme de la Fondation Aga Khan du Canada (la Fondation) et de Canadian Geographic montre comment des enjeux tels que les changements climatiques, l’éducation, la santé et l’égalité entre les genres sont liés – et comment les communautés partout dans le monde y répondent avec créativité et résilience. 

Le 24 septembre, des éducateurs et éducatrices, des élèves et des leaders communautaires se sont réunis à la Société géographique royale du Canada, à Ottawa, pour célébrer le lancement public de « Un monde durable », produit avec le soutien du gouvernement du Canada. 

Cet événement hybride a permis aux participants d’explorer la plateforme grâce au nouveau kiosque de découverte de la Fondation, de prendre part à des expériences d’apprentissage interactives et d’assister à une discussion informelle sur le rôle de l’éducation à la citoyenneté mondiale dans un monde de plus en plus complexe. La discussion a été animée par Sophia Mirzayee, agente chargée de l’éducation et de l’engagement des jeunes à la Fondation, qui codirige les volets éducatifs de « Un monde durable » aux côtés de John Estabillo, directeur de Canadian Geographic Education. 

John Estabillo, directeur de l’éducation chez Canadian Geographic Education, anime un atelier sur la citoyenneté mondiale avec des élèves du secondaire lors de l’événement de lancement. Crédit : Justin Van Leeuwen

Sophia Mirzayee a introduit la table ronde en réfléchissant à son propre parcours et en soulignant l’impact durable que les éducateurs et éducatrices peuvent avoir sur les jeunes. 

« Je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui, et je ne ferais certainement pas ce que je fais, sans les enseignants et enseignantes que j’ai eus à l’école, qui ont veillé à ce que non seulement j’apprenne à connaître le monde, mais aussi que je comprenne mon rôle dans celui-ci et ma responsabilité éthique envers les autres, peu importe où ils vivent », a-t-elle déclaré. 

Alexandra Pope, rédactrice en chef de Canadian Geographic, qui participe au projet depuis ses débuts, figurait parmi les panélistes. Ayant travaillé en étroite collaboration avec un cartographe, des développeurs de sites Web et les partenaires du projet, Mme Pope a expliqué comment elle avait contribué à la sélection et à l’interprétation des ensembles de données qui ont alimenté cette ressource, et a souligné à quel point la narration peut aider à donner vie aux données. 

Les panélistes Alexandra Pope, Gabrielle Rogers, Garfield Gini-Newman et Aly Rajan se sont joints à l’animatrice Sophia Mirzayee dans le cadre d’une discussion informelle le 24 septembre. Crédit : Justin Van Leeuwen

« Un chiffre n’est qu’un chiffre tant qu’on ne lui donne pas un visage humain », a-t-elle déclaré. « Quand on les voit sur une carte et qu’on arrive à voir les liens entre sa propre vie et celle des gens ailleurs dans le monde, c’est très puissant. »  

Pour la panéliste Gabrielle Rogers, enseignante d’immersion en français et ancienne enseignante de sciences humaines du Nouveau-Brunswick, l’un des principaux atouts de la plateforme réside dans sa capacité à soutenir l’apprentissage par l’enquête dans un large éventail de matières et auprès de divers publics – au-delà de la géographie. 

« Dans un contexte plus large d’études sociales, on peut faire beaucoup avec cet outil en lien avec l’éducation civique, le développement, ainsi que le rôle des ONG », a-t-elle déclaré, en précisant que la ressource comporte également un important volet de littératie numérique. « Si vous donnez un cours de STIM [sciences, technologie, ingénierie et mathématiques], je pense qu’il peut être très utile de visualiser des données réelles, d’analyser ce que les statistiques révèlent, ou tout simplement d’apprendre à les interpréter… C’est sans aucun doute une précieuse ressource transdisciplinaire », a-t-elle conclu. 

Aly Rajan, un entrepreneur de Vancouver et ancien membre du Comité consultatif national des jeunes de la Fondation, a également pris part à la discussion. M Rajan a contribué à l’élaboration de « Un monde durable » en veillant à ce que l’expérience reste captivante et pertinente pour les jeunes.  

Quel message M. Rajan adresse-t-il aux éducateurs et éducatrices qui utilisent la plateforme dans les écoles? « Encouragez vos élèves à faire preuve de curiosité. Laissez-les explorer ces thèmes : les changements climatiques, l’éducation et l’égalité entre les genres », a-t-il déclaré. « Je préfère qu’une élève quitte [le cours] en se posant une question qu’elle ne se posait pas auparavant, plutôt que de lui donner une statistique qu’elle oubliera en quelques jours. »  

Pour l’éducateur, auteur et professeur Garfield Gini-Newman, qui participait également à la table ronde, l’un des principaux atouts de la plateforme réside dans sa capacité à favoriser un engagement significatif des élèves face à des enjeux mondiaux complexes. « Alors que les enseignants et enseignantes et les élèves retournent à l’école dans un monde de plus en plus instable, il devient plus important que jamais que les élèves sentent qu’ils ont le pouvoir d’agir sur leur avenir », a-t-il déclaré. 

Un groupe d’élèves du secondaire participe à une discussion sur la citoyenneté mondiale avec l’éducatrice Gabrielle Rogers lors de l’événement de lancement. Crédit : Justin Van Leeuwen

Tout au long de la discussion, les intervenant·e·s sont revenu·e·s sur un thème commun : un apprentissage significatif commence par la curiosité. En combinant données, récits et apprentissage par l’enquête, « Un monde durable » encourage les élèves à poser des questions, à remettre en question les idées reçues et à établir des liens entre leurs expériences locales et les réalités mondiales. 

Le lancement réussi de cette initiative ne marque pas une fin, mais plutôt le début d’un nouveau parcours. La plateforme « Un monde durable » offre aux éducateur·trice·s, aux élèves et aux apprenant·e·s de tous âges partout au Canada de nouvelles occasions de développer l’empathie, de renforcer la pensée critique et de favoriser une citoyenneté mondiale active. 

Explorez la plateforme et découvrez les récits, les données et les liens qui donnent vie à notre communauté mondiale en visitant « Un monde durable ». 


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