Courir pour l’espoir : Izmir Kassam

Propos recueillis par Caro Rolando

Je m’appelle Izmir, et je viens d’avoir 13 ans.

Mes parents m’ont donné le nom d’un endroit duquel je n’ai entendu que des histoires : la ville d’İzmir, en Türkiye, que la plupart des gens connaissent sous le nom de Turquie. Lorsque deux grands séismes ont frappé la Türkiye et la Syrie le jour de mon dixième anniversaire, j’ai décidé que je devais agir.

La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est la course. Mes parents disent que j’ai commencé à courir dès que j’ai su marcher. J’aime me dépasser et repousser mes limites, alors j’ai décidé de combiner cette passion avec celle d’aider les autres. En 2023, j’ai complété dix courses de dix kilomètres pour amasser des fonds au profit de la Coalition humanitaire, qui venait en aide aux personnes touchées par le séisme. J’ai récolté 18 000 $ !

La première chose à laquelle j’ai pensé, c’était de courir. Mes parents disent que j’ai commencé à courir dès que j’ai pu marcher. J’aime me mettre au défi et me dépasser, alors j’ai décidé de combiner cette passion avec ma passion pour l’entraide. En 2023, j’ai fait dix courses de dix kilomètres pour collecter des fonds pour la Coalition humanitaire, une organisation qui aidait les personnes touchées par le tremblement de terre. J’ai récolté 18 000 $!

J’ai ensuite continué à courir pendant mon temps libre. Je m’entraîne quatre fois par semaine, principalement à l’intérieur, car il fait froid à Calgary, mais j’essaie de courir à l’extérieur les fins de semaine et l’été. J’adore voir le monde défiler à chaque pas.

Izmir Kassam à la Marche des partenaires mondiaux à Calgary, le 2 juin 2024

En 2024, je me suis lancé un nouveau défi : courir un total de 40 kilomètres et amasser 40 000 $ pour la Marche des partenaires mondiaux. Il s’agit du plus grand évènement au Canada en soutien au développement international, et ma tante Mary était l’une des femmes organisatrices de la première marche, il y a plus de 40 ans.

Je voulais aider parce que je crois que tout le monde devrait avoir accès à l’eau potable, à la nourriture et à l’éducation. Je n’arrive pas à imaginer marcher cinq kilomètres chaque jour juste pour aller chercher de l’eau, et je pense que personne ne devrait avoir à le faire, et surtout pas les enfants. Je ne pense pas non plus qu’il soit juste que des millions de filles en Afghanistan ne puissent pas aller à l’école.

J’ai terminé mes 40 kilomètres le matin du 2 juin 2024, juste avant que des centaines de personnes prennent le départ de la marche au Prince’s Island Park. Mon père m’a suivi à vélo tout au long du parcours. Il n’arrêtait pas de me lancer des encouragements comme « Tu es capable ! » et « Plus que 5 km ! ». Une foule d’autres personnes m’encourageaient aussi, et mon ami Jaden est venu me voir. C’était vraiment génial, surtout parce que j’ai atteint mon objectif de collecte de fonds.

Cette expérience m’a fait réaliser que l’âge n’est pas une limite. N’importe qui peut faire une différence. Il suffit de faire de son mieux.

Izmir Kassam et son père, Shamez Kassam, lors de la Marche des partenaires mondiaux à Calgary, le 2 juin 2024.

Quand je serai grand, je veux être architecte, parce que j’ai toujours eu une passion pour le dessin et la construction. Pour l’instant, je vais continuer à sensibiliser les gens aux enjeux mondiaux grâce à la course. C’est comme ça que je fais une différence dans le monde.

La Marche des partenaires mondiaux 2026 aura lieu le 31 mai dans plusieurs villes à travers le Canada.


Cet article a été initialement publié dans un numéro spécial de Canadian Geographic intitulé « Citoyens du monde 2026 », fruit d’un partenariat entre la Fondation Aga Khan Canada et le magazine Canadian Geographic. Le projet « Citoyens du monde 2026 » — ainsi que bon nombre des initiatives inspirantes qu’il met en avant — a été réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Canada.