Une histoire de famille : former des générations d’apprenants en Afrique de l’Est

« C’est abordable, et près de chez nous. »

Mwinyi Mohamed (à gauche) et sa famille.

De Maryam, 3 ans, à Ali, 21 ans, tous les enfants de Mealii ont fréquenté l’école maternelle locale dans cette campagne kenyane.

Leur école est lune des nombreuses qui bénéficient du soutien du Programme pour la petite enfance dans les madrasas (MECP), lun des programmes éducatifs phares du Réseau Aga Khan de développement en Afrique de lEst. Le MECP sefforce de faire en sorte que les enfants aient accès à une éducation préprimaire de qualité et abordable, afin quils puissent bâtir une base solide pour lapprentissage.  

École Rasul Akram ECD à Kwale, Kenya.

Créé dans les années 1980, le MECP a formé des générations d’apprenants au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.  

Le Canada a été l’un des premiers bailleurs de fonds du programme, fournissant un soutien pour développer, peaufiner et agrandir les centres d’apprentissage communautaires. Aujourd’hui, les investissements canadiens appuient l’élaboration de programmes d’études et le perfectionnement professionnel des enseignants, ainsi qu’une éducation de haute qualité pour des milliers de jeunes apprenants.  

Les parents bénévoles des élèves de l’école Rasul Akram ECD peignent des épis de maïs, des bâtons et des coques de noix de coco pour les utiliser comme supports pédagogiques en classe.

Le MECP adopte également une approche holistique de la scolarisation, impliquant les parents et les membres de la communauté dans les écoles – y compris le mari de Mealii.  

« Il faisait du bénévolat au sein du comité de gestion de l’école et il était un mobilisateur communautaire pour l’école, explique Mealii. Il participe toujours aux activités, et il a participé aux rénovations. » 

En impliquant les collectivités dans le développement de la petite enfance, le MECP contribue à faire en sorte que les collectivités acquièrent la propriété des écoles, afin quelles puissent cerner les défis et les besoins de leurs enfants et mettre en œuvre des solutions durables et à long terme. 

Chaque matin, Mealii prépare des chapatis (pain plat) et des haricots qu’elle vend dans une boutique à proximité. Elle utilise ses revenus pour nourrir sa famille et financer léducation de ses enfants.  

Mwinyi, le deuxième enfant aîné de Mealii.

Lorsque Mwinyi, le deuxième aîné de Mealii, a obtenu son diplôme du centre MECP local, il a été sélectionné pour continuer ses études à l’Académie Aga Khan de Mombasa, située à deux heures de leur communauté.  

« J’ai senti qu’un fardeau avait été levé, parce que ses frais de scolarité étaient couverts en totalité. J’allais pouvoir me concentrer sur les autres », a déclaré Mealii.  

Mwinyi vient d’obtenir son diplôme d’études secondaires et s’inscrit désormais à l’université.  

Mwinyi raccompagne sa sœur à pied depuis l’école jusqu’à la maison.

Mealii espère que léducation ouvrira des opportunités à ses enfants.  

« Mes rêves sont pour mes enfants, s’exclame Mealii. Je rêve que mes enfants, en particulier Mwinyi, réussissent et reviennent pour aider la famille et la communauté. »  

Mwinyi et son ancien enseignant du primaire, M. Bahati.

Ce travail est soutenu par le Canada dans le cadre du programme Fondations pour l’éducation et l’autonomisation (F4EE).