Dans leurs mots : L’égalité entre les genres et le développement international

À la Fondation Aga Khan Canada (la Fondation) et au Réseau Aga Khan de développement (l’AKDN) dans son ensemble, les conseillères et conseillers en égalité entre les genres sont essentiels pour assurer que l’égalité entre les genres demeure un élément central de nos programmes et de notre culture organisationnelle.

Nous nous sommes assis avec quatre de ces conseillers et conseillères de l’AKDN pour parler de leur travail et apprendre à connaître le développement du point de vue des professionnels en égalité entre les genres. Voici ce qu’ils avaient à dire :


Quest-ce que légalité entre les genres? 

L’égalité entre les genres est liée à la manière dont les facteurs d’identité, comme le genre, peuvent être utilisés pour discriminer. L’égalité entre les genres signifie que chaque personne est traitée de manière égale et équitable. – Jennifer Elms, Fondation Aga Khan Canada

L’égalité entre les genres consiste essentiellement à donner aux femmes et aux hommes la possibilité d’occuper une position égale et de participer de manière égale à toute forme de travail – dans le domaine du développement, de l’éducation, de l’accès aux services de santé, etc. – Yasmin Karim, Programme Aga Khan de soutien rural (AKRSP) Pakistan

L’égalité entre les genres, c’est lorsque les femmes et les hommes, quelle que soit leur identité, jouissent des mêmes droits. Ils ont également le droit et le pouvoir de prendre des décisions concernant leur vie et de la mener comme ils l’entendent. – Zohra Bano, Fondation Aga Khan (Pakistan)

L’égalité entre les genres consiste à examiner les obstacles qui empêchent les femmes et les filles de jouir de leurs droits et de vivre pleinement leur vie, comme le font les hommes et les garçons. Comprendre ces obstacles et être prêt à faire quelque chose pour y remédier, voilà ce qu’est une conversation sur l’égalité entre les genres. – Nyambura Gathumbi, Fondation Aga Khan (Afrique de l’Est)


Quels sont les plus grands défis à venir pour les professionnels de l’égalité entre les genres?

Au cours de ma carrière, j’ai vu évoluer et émerger de nombreux défenseurs de l’égalité entre les genres. Les gens sont devenus plus informés sur ce concept et conscients des préjugés, de la discrimination et des partis pris. Je vois que dans les universités, il y a des centaines de diplômés en études de genre. Mais le problème est que nos institutions – l’État, le secteur privé, le secteur public – ne sont pas vraiment sensibilisées aux questions de genre. Les institutions doivent améliorer leurs comportements en matière d’égalité entre les genres et de positions de genre. – Yasmin Karim, Programme Aga Khan de soutien rural (AKRSP) Pakistan

Un des défis que je prévois est d’anticiper, de voir et d’accepter l’autonomisation des femmes à tous les niveaux (privé et public) avec un esprit ouvert. Un autre défi pourrait être d’accueillir et d’accepter de nouvelles personnes, en particulier les jeunes garçons, avec de nouvelles idéologies autour de l’égalité entre les genres et de l’autonomisation des femmes. Les hommes (de plus de 40 ans) peuvent avoir leurs propres idées préconçues, et changer leurs mentalités pourrait être un autre défi. – Zohra Bano, Fondation Aga Khan (Pakistan)

Avec ces dynamiques que nous voyons dans le monde, comme les défis qui entourent la COVID-19, le changement climatique, et leurs effets sur les communautés et les familles, le fossé des inégalités se creuse. Et ces défis mondiaux ont un impact sur les femmes à un niveau très local, ce que beaucoup de gens ne réalisent pas. Nous devrons multiplier les analyses, la communication et le plaidoyer pour nous assurer que les problèmes et les voix des femmes sont pris en compte et inclus dans la réponse à ces défis. – Nyambura Gathumbi, Fondation Aga Khan (Afrique de l’Est)

La COVID-19 aura des effets d’entraînement et des implications durables qui pourraient nous faire reculer, ou qui nous font déjà reculer. Il sera donc difficile de continuer à progresser tout en nous adaptant et en étant capables de répondre de façon plus efficace et intelligente. Je pense que l’intersectionnalité est un autre défi. Nous nous sommes éloignés des approches descendantes pour adopter des approches plus collaboratives, mais je pense que nous avons encore tendance à adopter une approche trop étroite. Le défi sera donc de conserver des approches personnalisées mais suffisamment larges pour répondre aux besoins d’une masse critique. – Jennifer Elms, Fondation Aga Khan Canada


Quel est votre plus grand espoir pour lavenir? 

Mon plus grand espoir pour l’avenir est l’acceptation – accepter la diversité et vivre dans une société diversifiée qui encourage le pluralisme et l’acceptation des différences. L’acceptation de la diversité et du pluralisme est précieuse et constitue une pierre fondatrice de l’égalité. Ne pas le faire contribue au conflit, à la disparité et à l’inégalité. – Zohra Bano, Fondation Aga Khan (Pakistan)

Mon grand espoir pour l’avenir est que nous puissions transformer notre façon de penser, changer notre mentalité à l’égard des femmes, des filles et des questions de genre. Je pense que nous devons vraiment transformer notre façon d’aborder les problèmes, notre façon de communiquer, afin que tout le monde puisse s’exprimer clairement et faire le lien entre ces problèmes qui touchent les femmes et le manque de valeurs sociétales et de conscience en matière de justice et de droits. – Nyambura Gathumbi, Fondation Aga Khan (Afrique de l’Est)

Mon souhait premier est que l’égalité entre les genres se réalise de mon vivant. Qu’il s’agisse d’individus, de familles, de communautés, d’institutions ou de gouvernements, je souhaite que l’égalité entre les hommes et les femmes fasse tellement partie de l’ADN de chacun que l’intégration de la dimension de genre et l’utilisation d’une optique de genre soient fondamentaux dans la vie de tous. – Jennifer Elms, Fondation Aga Khan Canada

Je suis assez optimiste quant à l’égalité entre les genres. À notre époque, les jeunes femmes et les jeunes hommes qui sortent de l’université, qui sont diplômés ou qui travaillent, sont très sensibles aux questions de genre et souhaitent voir adopter des approches transformatrices en la matière. J’ai bon espoir que la société deviendra plus consciente et plus sensible aux questions de genre. – Yasmin Karim, Programme Aga Khan de soutien rural (AKRSP) Pakistan

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